• Amusons-nous (1)

    Tout le monde connaît et aime l'idée : trouver des erreurs dans les journaux, des gros titres étonnants quand lus hors contexte ou des bizarreries étranges. Celles que je vous propose proviennent de la revue québécoise Croc, qui en publiait une pleine page à chaque mois, gardant ce qui a été soumis par le public pour des compilations, que je possède toujours et que j'aime parcourir de temps à autres. Voici !

    Le chien est acquitté parce qu'il n'avait pas d'antécédents violents.

    Boyer battu par une quille.

    Mort happé par une voiture.

    Mise sur pied d'un syndicat d'agneaux.

    À 10 jours du scrutin : Est-ce la fatigue ou les crevettes ?

    Les vaches entrent en force dans les écoles.

    75 blessés à Brossard : Un succès !

    Les Nordiques visent une victoire consécutive.

    Pour réussir ses vacances, le chenil demeure souvent la seule solution.

    Cinq ans de prison pour l'ours.

    Incendie dans le bûcher de la Saint-Jean.

    Réunion annuelle des granges.

    Site d'enfouissement pour personnes âgées.

    Les professeurs protestants protestent.

    Il meurt noyé dans un incendie.

    Il faut remettre les îles dans le fleuve.

    Centre de recherche à la recherche de chercheurs.

    Dans le Chemin de la petite grillade : 400 porcs périssent dans un incendie.

    Les grévistes de la faim restent sur leur appétit.

    Faites jouir une tomate.

    Succès boeuf au festival du cochon.

    Unijambiste acquittée d'avoir donné des coups de pied.

    Gardez votre trou propre et vous aurez du succès.

    Son mari lui tire une balle dans la tête et elle ne s'en rend même pas compte.

    Réunion houleuse à Grand-Remous.

    Fête des boules joyeuses.

    CHANSON DU JOUR : Valentin & Karlstart : Okey Laughing Record

      

      

      


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  • Amusons-nous (2) : Les annonces classées

    Chiots à vendre. Les beaux : 50 $. Les laids : 60 $

    Je suis un jeune étudiant de 19 ans, aimant frire, le cinéma...

    Bottes de moto-cross à vendre, valeur : 200 $ Laisserais à 800 $

    Désire acheter jeux Légo pour enfants usagés.

    À vendre, tapis d'intérieur, qualité très bonne, couleur affreuse.

    On est à la recherche de 5 serveuses et de 250 clients.

    Belles grandes chambres à louer avec service d'autobus.

    Policier jaune à vendre.

    Chambre à louer pour fille ou femme sérieuse entre 18 et 22 heures.

    29 ans, célibataire, partagerait voyage, loisirs sports, avec une personne demeurant au Cap de préférence Jean Désilets.

    Trompette cherche professeur pour...

    Achèterais un disque de Patof pour enfants ne sautant pas.

    Chambre pour retraité, sous-sol, incapable monter escalier.

    Pizza demande emploi centre-ville.

    La maison des jeunes "La parenthèse" recherhe des candidats expérimentés et sérieux pour combler un poste d'éducateur de rues et un autre d'éducateur de corridors.

    J'aimerais recevoir gratuitement des vieilles montres, des plumes, des stylos, des briquets, des éléphants, des livres et des revues.

    CHANSON DU JOUR : Le monsieur qui rit toujours, par Constantin

      


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  • Amusons-nous

    Après une année sabbatique de sept ans, il...

    Les autobus Viens obtiennent le titre de personnalité du mois.

    Garon craint la violence dans les abattoirs.

    Roger Doucet a chanté à ses propres funérailles.

    Les scouts se lancent dans le sirop d'érable.

    Je ne vis plus avec mon mari, qui a 78 ans depuis de nombreuses années.

    Rester pure dans la gadoue et le calcium.

    1329 bénévoles feront éclater Trois-Rivières en 1984.

    Enfin une maison à Sainte-Marie.

    Il y aura un 8 mars à Plessisville.

    Marcel Joyal parle de la fusion d'un lièvre et d'un cheval.

    Difficultés d'un centre pour jeunes en difficulté.

    Tout tourne rond pour Louise Carré.

    Lévesque veut soigner les hôpitaux malades.

    1970-1982 : 75 ans de scoutisme international.

    Banane party : Inscription des bananes de 20 à 22 heures.

    Salade de macaroni. Ingrédients : 6 personnes, 2 tasses de...

    La veuve d'un policier abattue par son mari.

    Les pompiers ne veulent plus être au bas de l'échelle.

    Il tire sur sa femme, met le feu à sa maison, tente de se suicider, mais c'est un triple échec.

    Tous les indices accusent le réfrégirateur.

    Le ministre de l'agriculture du Québec est impuissant.

    CHANSON DU JOUR : Jones Laughing Record, par Spike Jones


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  • (Encore des) Nouvelles du parc

    Depuis quelques jours, la température a baissé drastiquement. Autour de 4 ou 5 degrés, tout près du point de congélation. Si vous croyez que ça m'empêche de me rendre au parc pour écrire... Samedi, c'était si froid que ma main tremblait sur mon stylo. Pas trop hâte de relire ce passage pour la transcription informatique... Période de transition, tout simplement : je m'adapte et je m'y rends aussi tardivement qu'à la première neige.

    Par ce froid sont arrivés les canards. Fichu retard ! Habituellement, ils sont là au début de mai. Voilà une semaine, il y en avait cinq et maintenant, tout le village est là. Plus d'une soixantaine. Ces charmantes créatures vivent le même drame que les mouettes : les feuilles des arbres sont tombées et il n'y a plus d'insectes à bouffer. Même situation sur la terre presque gelée.

    Cela a incité ces volatiles à se montrer plus excités, quand je m'installe sur mon banc. Pour les mouettes, il y a toujours un éclaireur. Quand je porte une main vers mon sac, elle gueule fort et, immédiatement, les autres arrivent en trombe. Les canards sont plus lents à comprendre. J'imagine que dans leurs esprits : "Où sont les mouettes ? Oh, là-bas ! Un humain ! Il a peut-être de la bouffe."

    J'avais peu à donner, mais les deux espèces semblaient en vouloir une tonne, gueulant comme des dingues, volant, menant tapage. Affamés, c'est évident. En ce lundi, j'ai pris plus de pain, même si mes tranches étaient encore fraîches, puis je suis passé au dollarama pour acheter un plein sac de graines de tournesol, régal pour les canards.

    J'avais l'impression que certaines mouettes me regardaient en me disant : "Par pitié, j'ai faim ! À moi, à moi !" Pendant une demi-heure, j'ai eu à mes pieds le plus incroyable parterre d'oiseaux que l'on puisse imaginer. Ceci a impressionné un piéton. "C'est l'heure du restaurant", lui ai-je dit. Il m'a surtout fait remarquer qu'il est interdit de nourir les oiseaux, que ça pourrait me coûter cent dollars. Je lui ai répondu que si un policier approche, je lui lancerai aussi du pain et des graines de tournesol.

    Pour les aimables visiteurs qui se demandent quand les deux espèces vont s'en aller : aussitôt qu'il y a de la glace sur l'étang. L'an dernier, cependant, j'en ai vu nager entre les morceaux de glace.

    CHANSON DU JOUR : "Derrière chez nous y'a un étang. Trois beaux canards s'en vont baignant." Les Cailloux et V'là l'bon vent (1964)


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  • Coup de foudre musical et automobile

    Je crois bien que tous les gens ont vécu une situation semblable : Une chanson entendue demeure ancrée dans un moment particulier : un voyage, une rencontre, une joie, etc. Des années plus tard, vous entendez la même chanson qui vous rappelle obligatoirement l'événement. Voici quatre de mes cas, associés à l'automobile.

    STEVE FORBERT : Romeo's Tune. Je vais être précis : au début de la nuit du 11 mars 1982. Mon copain Gilles et moi revenions d'un spectacle de Orchestral Manoeuvres In The Dark, à Montréal, et roulions sur l'autoroute. Ce qui est bien avec l'autoroute entre Trois-Rivières et Montréal est qu'une grande partie n'est pas éclairée. Que les phares des voitures. Il y avait la radio en sourdine et nous ne l'écoutions guère, jusqu'à ce que cette chanson de Steve Forbert se fasse entendre. Je la connaissais depuis longtemps, puisqu'elle datait de 1979. Elle m'a fait un bel effet, entendue ainsi dans la noirceur. Le hic est que l'animateur de la station de radio a annoncé, tout de suite après, qu'un immense incendie avait emporté le cinéma Impérial de Trois-Rivières. Gilles et moi avons eu la même réaction : "Le Rio ! Le Rio incendié !" C'était la boîte de nuit par excellence de notre jeunesse, située dans le sous-sol du cinéma... Alors : Steve Forbert = Incendie du Rio. À jamais.

    VAYA CON DIOS : What's A Woman ? Automne 1990. Même situation : nuit et copain Gilles. L'orgue, ça me tue. Gilles aussi. Quand cette chanson s'est fait entendre à la radio, il a fermé son clapet pour écouter. Cet orgue dans la nuit était envoûtant. À la fin, il m'a demandé qui était cette chanteuse. Je ne savais pas. Lui, étonné, m'a rappellé que j'étais un expert en musique soul des années 1960. Rien à faire : connaissais pas. Quelques jours plus tard, j'ai appris que ce n'était pas une pièce des 1960, que la chanteuse n'était pas noire, mais tout à fait belge et francophone. Ça alors !

    FASTBALL : The Way. Dernière semaine de mai 1998. Je suis en voyage pour participer à mon premier salon du livre de l'Abitibi, à La Sarre. Mon compagnon de route est Alexandre, fils de l'éditeur. Alex avait son sac de cassettes, moi le mien. Entre deux de nos choix, il y avait la radio. Chaque fois qu'elle se faisait entendre, c'était cette chanson inconnue qui bondissait dans mon esprit. Je trouvais ça très accrocheur, mélodique. À La Sarre même, chaque fois que j'entrais dans un lieu public où il y avait la radio, c'était cette pièce que j'entendais. Le dimanche, Alexandre a découvert le secret : The Way, par le groupe Fastball. Dès mon retour à Trois-Rivières, j'achetais le disque. À jamais, cette pièce sera associée à mon premier salon du livre de l'Abitibi.

    DIRE STRAITS : Sultans Of Swing. Autour de décembre 1979, janvier 1980. Cette fois, je n'étais pas dans une voiture, mais j'attendais l'autobus dans le froid face à un bar. 'Savez, ces gens en auto qui écoutent la radio ou une cassette très fort... La bagnole approchait et c'est cette chanson qui jouait. Il y avait un feu de circulation au coin de la rue. Le rouge m'a permis d'en entendre un peu plus, ainsi que lorsque le véhicule s'est éloigné. J'étais certain que c'était Eric Clapton ! Eh non ! Quand j'entends Sultans Of Swing, je me revois dans le froid, en face du bar, regardant fixement cette voiture.


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