• Faits divers des derniers temps

    CHATS. Il y a maintenant deux chats de plus dans la maison. D'abord, celui de la femme en-dessous de chez moi. Un joli blanc et brun, qui s'installe dans la fenêtre et semble excité quand je le regarde et lui fais signe. Ensuite, les voisines du second ont acheté un bébé, tout noir avec une petite tache blanche, qui a trois mois et est grand comme un soupir. Vraiment mignons ! Je me demande comment Salomé va réagir, le printemps prochain, quand elle se rendra compte que deux ennemis viennent d'envahir son territoire...

    VIEILLARD. Un lundi, vers 18 heures, une voix est sortie de la noirceur : "Aidez-moi !" Un vieil homme était tombé, incapable de se relever. C'est lourd, un corps inerte... Il était content de mon coup de pouce car, croyez-le ou non, quelqu'un était passé peu avant moi et avait ignoré son cri d'alarme. Je me suis senti scout.

    BLESSURE. Je me suis coupé au pied, je ne sais trop comment. Quand j'enfile ma botte gauche, la blessure frotte contre l'objet. C'est agaçant et douloureux. Tous ensemble : "Oh, pauvre Mario !" Répétez avec insistance.

    VAPOTTE : Cassé ma vapotte ! Crac ! La femme de la boutique m'a dit que c'est un machin qui n'aime pas le froid. Devrais-je lui tricoter un gant ?

    DÉPANNEUR : Juste ciel ! Le dépanneur près du terminus d'autobus du centre-ville a fermé ses portes ! J'y allais pour acheter un café, breuvage idéal pour attendre mon véhicule. Que vais-je devenir sans café ?

    HORREUR : Depuis maintenant un peu plus d'une année, je recopie Ce sera formidable, comme je l'avais expliqué ici :

    http://tuttifrutti.eklablog.com/ce-ne-sera-pas-formidable-a104023960

    Me voilà dans le dernier droit et j'ai croisé ceci : Même la patiente Louise perd patience quand... Ce n'est pas possible ! Une telle horreur dans un roman publié ! Comment diable est-ce que je ne l'ai pas vue, que l'éditeur, avec ses trois personnes relisant sans cesse le texte, ont pu ne pas apercevoir une telle gourde ? Pffff...

    MAMAN : Vendredi le 5 décembre, ma mère aura 90 ans. Ce sera bien sûr une visite de ma part. Cependant, le dimanche, il y a une fête mettant en vedette des gens qui ne voient jamais ma mère et dont je connais à peine ou pas du tout les noms. Inévitablement, une de ces personnes va me demander "si j'écris encore." Saletés de réunions familiales ! Photo : Mes parents, au temps de leurs fréquentations

    CHANSON DU JOUR : À 90 ans, par Sylvie Bernard

      


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  • Quand on est con...

    Je vous ai déjà parlé de ceci :

    http://tuttifrutti.eklablog.com/l-imbecilite-americaine-a65401279

    J'y reviens, mais en me posant certaines questions. Est-ce que la publicité des médias traditionnels (Télé, radio, journaux) est rendue à ce point ou s'agit-il d'une caractéristique Internet ?

    J'ai trouvé ce qui suit sur le site de téléchargement Mirror Creator et sur Zippy Share, mais j'ai aussi croisé ce machin sur des sites dits sérieux, dont un encyclopédique.

    Voici le secret du bonheur américain, s'adressant à la Terre entière. Pour être heureux, il faut être jeune, beau et très riche. Ces bonnes gens possèdent les secrets de ce nirvana.

    La beauté féminine passe par le bikini et les formes pour y accéder. La beauté masculine : des muscles gonflés, avec des tatouages. Quand on est vieux, cela devient difficile, mais ils ont aussi le secret : rajeunir, cela en quelques jours, pour les femmes. Pour les hommes, il y a un monsieur de 60 ans, plein de biceps. On nous assure que maintenant, il en paraît 30.

    Devenir millionnaire est la seule raison du bonheur américain. Les formules magiques sont nombreuses et font d'ailleurs hurler de crainte ceux et celles qui déjà comptent les millions. 50 000 dollars par mois, nous assure-t-on. Plus modeste : 58 dollars de l'heure, dans ce dernier cas, grâce à FaceBook. Y jeter les virus et des chevals de Troie, peut-être ? Ma réclame préférée est celle nous jurant que même les paresseux peuvent devenir millionnaires en 90 jours. Qui donc illustre ce miracle ? Un Noir. Sans tatouage ni muscles, d'ailleurs.

    Enfin, sur Zippy Share : "Vous aimez les femmes asiatiques ? Ces femmes désirent désespérément un petit ami. Attention : elles vont vous poursuivre !"

    Le tout est illustré avec des images racolleuses et il faut cliquer dessus pour atteindre le bonheur promis. Mais à qui s'adresse ce genre de pub ? Je pense que si elles existent, c'est qu'elles sont efficaces et donc, que des gens cliquent sur les images, donnent de l'argent aux instigateurs.

    Je me suis branché sur Internet en 1998 et je pensais alors que c'était un livre extraordinaire, riche en renseignements les plus divers. Une quinzaine d'années plus tard, presque tout est rempli de pubs yankees. J'ai cru comprendre que la plateforme Ekla va se joindre à la ronde...

    À vos réflexions !

    CHANSON DU JOUR : Alain Souchon, Le temps ne fait rien à l'affaire. 


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  • Jouer de la scie

    Ah ! Grande est ma joie ! De passage à la bibliothèque, j'ai mis la main sur ce que je n'espérais plus : la réédition en disque compact des deux premiers microsillons de Georges Langford. Surtout Acadiana, qui présente la plus belle face B de tous les temps. Je n'ai plus ce disque depuis 30 ans et, en l'écoutant, j'ai chanté, sans me tromper d'une virgule, la Vieille chanson à Simon.

    Ce qui m'a toujours fasciné sur ce disque : la seule chanson où on peut entendre de la scie. Pendant longtemps, j'ai cru qu'on en entendait sur le Good Vibrations des Beach Boys, mais un visiteur de mon blogue 45-78 Tours m'a expliqué que ce n'était pas le cas. Oui, petits enfants, on peut produire de la musique avec une scie. C'est une sonorité fascinante, étrange, hors de ce monde, qui fait un peu penser au vent.

    La photo ci-haut est celle de l'endos de la pochette de Acadiana. On voit Georges Langford coinçant une scie entre ses jambes, puis la manipulant par le haut et se servant d'un archet pour créer les sonorités.

    La première fois que j'ai entendu de la scie était dans un endroit improbable : un couloir de métro, à Montréal. Le type faisait la manche et il va de soi que cette sonorité très rare avait provoqué un attroupement, qui lui a permis de remplir son chapeau. Je devais être dans la vingtaine, à ce moment-là.

    La seconde fois, c'était lors d'un salon du livre de l'Abitibi (Je ne me souviens plus lequel). Il y avait tout près de moi un auteur de contes pour enfants, puis soudain, il sort de son étui une scie. "Tu vas en jouer ?" Si, si, m'sieur. Alors, je lui raconte la chanson de Langford. Il la connaissait. Il m'a expliqué un peu la méthode, avouant que c'était un art particulièrement difficile.

    Alors, tout en récitant un conte de son livre, il jouait de la scie. Tout le monde a arrêté pour regarder, écouter. Michèle, la représentante commerciale de mon éditeur, n'avait jamais entendu une telle chose. Je me souviens d'un petit garçon, bouche-bée, les yeux grands ouverts, qui regardait, hypnotisé. Il faut préciser que la gestuelle est bizarre, lente, très inhabituelle.

    Voici donc la chanson où Georges Langford joue de la scie. Une tragique histoire d'une famille emportée par la mer. Non, ce n'est pas du synthé. C'est de la scie. Je vous invite à écouter entièrement la chanson. Très particulier !

    CHANSON DU JOUR : Complainte des Lebel, par Georges Langford (1975)


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  • Québécisme : Arrangé avec le gars des vues

    J'aime beaucoup cette vieille expression, toujours de mise de nos jours. Je ne connais pas son origine, mais elle date sûrement des années 1920 ou 1930.

    Arrangé = Prévu, mis en scène, élaboré.

    Avec le gars = le réalisateur ou le scénariste

    Des vues = Des vues animées, ancienne expression pour désigner le cinéma.

    Arrangé avec le gars des vues désigne une situation ou un déroulement improbable, qui défie toute logique, qui paraît impossible.

    Exemple : Vous pensez à une personne absente de votre vie depuis vingt années et, dès le lendemain, elle cogne à votre porte.

    Autre exemple : Mario rêve au jour où il y aura davantage que trois participantes à Tutti Frutti et, le jour suivant, il y en a quinze.

    Impossible ! Improbable ! Arrangé avec le gars des vues.

    CHANSON DU JOUR : Le cinéma, par Terez Montcalm


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  • Première neige

    Ça ne rate jamais : depuis la création de ce site, je souligne la venue de la première neige. C'est beau ! Le premier coup d'oeil me ravit à chaque occasion. Cependant, cette neige initiale du 16 novembre 2014 s'est rapidement transformée en gadoue et je doute qu'elle résiste à quelques journées au-dessus du point de congélation. Cela n'enlève pas le charme du premier coup d'oeil.

    Photo ci-haut : le tout jeune Mario B, sans doute au début de 1961, n'a surtout pas peur de la neige !

    CHANSON DU JOUR : Chris Isaak : Let It Snow


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