• Pouah ! Nourriture

    BOUDIN

    C'est rouge dégueu et ça ressemble à un serpent. Pouah !

    CITRON

    Sous toutes ses formes (jus, bonbon, etc.) Incapable !

    ÉPINARDS

    "Si tu ne manges pas tes épinards, tu ne deviendras pas fort comme Popeye." M'en fiche, maman ! M'en fiche !

    POISSON

    Joli petit poisson souriant qui va dans la bédaine de Mario B. Noooon ! Curieusement, je peux manger des sardines, mais une seule marque. Un dérivé atroce : les crevettes.

    VIN

    J'ai déjà essayé, mais je ne peux pas. Ça goûte mauvais. Lors des salons du livre, il y a toujours un "vin d'honneur", alors que je désire l'honneur de ne pas en boire. À une occasion, une femme m'avait regardé comme un démon, ne me croyant pas quand je lui affirmais que je n'aimais pas le vin. Elle avait déposé la coupe en face de moi et je l'avais refilée à un autre auteur.

    FROMAGE

    Nuance : je puis tolérer certaines catégories. Pas souvent. Cependant, je peux manger des crottes de fromage. Le pire : tout fromage de couleur orangée. C'est d'une laideur !

    BETTERAVE

    Photo ci-haut. Non seulement c'est abominable à regarder, mais ça pue ! On dirait un plat de vomissures, un effet spécial de film de science fiction américain, une cervelle en train de pourrir. Pouah ! Pouah ! Pouah !

    À l'aimable lectorat européen : Crotte de fromage est le synonyme du fromage en grains. C'est ainsi qu'on en parle, au Québec.

    Et vous ? Quel plat vous fait fuir ?

    CHANSON DU JOUR : La marde, par Plume Latraverse


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  • Fascisme et politiquement correct

    Au début de l'automne 2005, j'ai commencé la rédaction d'un roman d'anticipation titré Les Libérateurs. Il s'agissait d'illustrer la chute d'un régime totalitaire de rectitude politique. Ma recherche préliminaire consistait à trouver des déclarations de Mussolini, de Franco et de Hitler, afin de les paraphraser. J'ai débuté, par hasard, par Mussolini, ayant trouvé un vieux livre des années 1930 contenant les discours du fascisme italien. J'avais alors été sidéré de constater jusqu'à quel point certains propos du Duce étaient voisins de ceux des politiciens d'aujourd'hui et des discours de contrôle hygiénique qui détruisent la liberté, cela depuis une trentaine d'années. Tant et tant étonnant que j'ai ignoré Franco et Hitler, si ce n'est, dans ce dernier cas, d'avoir jeté un coup d'oeil sur l'art propagandiste nazi, afin de le comparer à l'endoctrinement politiquement correct passant par les médias modernes, particulièrement la télé.

    J'ai retenu une quarantaine de déclarations de Mussoilini, n'en ai utilisé que la moitié dans le roman. Voici mes favorites. Vous n'avez qu'à rempacer le mot "Fascisme" par "Politiquement correct." Dans la plupart des cas : presque la même chose.

    D'abord, mon favori : Je suis profondément convaincu que notre façon de manger, de nous habiller, de travailler, de dormir, tout l'ensemble de nos habitudes doit être réformé. Clair et net, non ?

    La conception fasciste est fait pour l'État ; elle l'est aussi pour l'individu en tant qu'il fait corps avec l'État.

    Pour le fasciste, tout est dans l'État et que rien d'humain et de spirituel n'existe en dehors de l'État.

    C'est l'État qui donne au peuple, conscient de sa propre unité morale, une volonté, et par conséquent une existence effective.

    On ne vote pas sur mes ordres ; on les accepte et on les exécute sans dicussion.

    L'État représente la collectivité nationale ; il comprend tout, il est au-dessus de tout, protège tout et se dresse contre quiconque porte atteinte à sa souveraineté.

    Tout dans l'État, rien en dehors de l'État, rien contre l'État.

    Le fascisme s'incarne dans le peuple comme une conscience et volonté d'un petit nombre et même d'un seul, tel un idéal qui tend à se réaliser dans la conscience et la volonté de tous.

    Les Italiens l'ont pendu. Qu'attendons-nous pour symboliquement faire subir un sort semblable à ceux qui veulent nous contrôler et dont les décisions à sens unique ne respectent pas les chartes des droits de l'homme de la plupart des pays ? Amusez-vous à associer Fascisme et Politiquement correct sur votre moteur de recherche. C'est réconfortant de constater que je ne suis pas le seul à penser ainsi.

    Ah, au fait : oui, le roman a été écrit. Mais comme tous les éditeurs sont subventionnés par l'État, lequel regarde les résumés des livres avant d'accorder ou non une somme...

    CHANSON DU JOUR : Fais pas çi fais pas ça, par Jacques Dutronc.


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  • Dernière tentative ?

    Je tente (encore) une démarche pour intéresser un éditeur à mes créations. Cette fois, j'utilise la méthode conseillée par la romancière Pauline Gill : "Au point où tu en es rendu, Mario, n'envoie pas de manuscrit, mais un CV et un résumé du texte. Si ça les intéresse, ils te demanderont le papier." Ce qui avait fonctionné auprès de Troisième Éditeur. (Je ne les nomme plus : je les numérote.) 

    Sauf que cette fois, mon approche est plus spectaculaire. Mardi, j'ai envoyé 18 demandes, avec un document présentant les résumés de 24 romans, ainsi que leurs caractéristiques, le tout accompagné d'une lettre de présentation racontant ce que j'ai fait depuis 1996, ainsi que mes chiffres de vente. Ce matériel est accompagné d'un disque compact où sont enfermés ces romans. Je souligne dans ma lettre qu'il suffit de lire les présentations, de pointer du doigt les textes qui les intéressent et qu'à ce moment, ils n'auront qu'à me faire signe et j'imprimerai des copies. Parmi ces maisons, deux refusent les envois en papier. J'ai donc fait la même démarche par courriel, avec les 24 romans en attaché.

    Je m'attends à quoi ? À ceci, arrivé deux jours plus tard :

    Bonjour Monsieur Bergeron,

    Nous avons bien reçu votre dossier contenant les résumés de vos manuscrits, ainsi que votre disque compact. Malheureusement, nous ne pouvons pas évaluer et choisir un manuscrit de cette façon. Si vous souhaitez nous soumettre un manuscrit, vous devez envoyer une version papier complète de celui-ci à nos bureaux.

    En réalité, je prévois tant et tant cette réaction que j'ai certains des romans déjà imprimés et que j'en enverrai une copie aux récalcitrants. Le hic est de faire parvenir celui qu'ils ne désirent pas, alors qu'avec ma lettre, ils avaient 24 alternatives et pouvaient choisir le type d'histoire qu'ils désiraient, ainsi que le style littéraire. En quelque sorte, j'agis comme par catalogue.

    Je crois que plus de la moitié de ces gens ne liront pas mon document, aussitôt qu'ils verront le disque compact. Par contre, je suis persuadé que ma méthode hors de l'ordinaire attirera la curiosité, qui est une qualité si humaine.

    Dès le lendemain de l'envoi, un petit éditeur de Québec a fait preuve de cette curiosité, m'envoyant un courriel pour me dire qu'il n'avait jamais reçu un message contenant 24 romans. Bref, j'ai rendu sa journée merveilleuse. Il voulait savoir pouquoi j'avais choisi de lui écrire.

    Je fais tout ceci sans grand enthousiasme. Il s'agit d'une seule acceptation et je retrouverai des couleurs. Après tout, j'ai eu neuf romans publiés, preuve qu'il peut en exister un dixième. Dire que j'ai eu 10 romans sur le marché est plus joli que le chiffre 9.

    CHANSON DU JOUR : Si on s'y mettait, par Jean-Pierre Ferland

      


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  • Je vapote

    Je vapote depuis le début d'octobre. Avant tout : je trouve ce verbe rigolo, ainsi que ses dérivés. On dit aussi e-cigarette, pour cigarette électronique, mais cet objet n'est pas électronique et ressemble davantage à une pipe qu'à une cigarette. Les utilisateurs de pipes ont l'habitude de rejeter la fumée, sans la respirer. Idem pour la vapote. Aussi, on remplit un petit compartiment tant chez l'un comme chez l'autre.

    J'en avais vaguement entendu parler, au cours du dernier été. Fin septembre, j'ai rencontré un homme utilisant le truc et je lui ai posé quelques questions. Il m'a même permis d'essayer. Sachant qu'une boutique spécialisée avait ouvert ses portes à Trois-Rivières, je m'y suis rendu, écouté la femme, puis investit dans tout le matériel, qui est moyennement coûteux, à la base. Je prenais un risque, ne sachant pas si j'aimerais cela.

    Pourquoi cette décision ? Par mesure économique, tout simplement. Les cigarettes et le tabac à rouler ont drastiquement augmenté, depuis 2012. Autour de 40 % du prix débourdé alors. Mon but n'était pas d'arrêter de fumer, mais de diminuer considérablement.

    J'ai réussi, sans angoisse ni heurts, après seulement une semaine. Je fume encore, car j'aime beaucoup, mais je réserve les cigarettes à des "grands moments", comme lorsque j'écris un passage de roman, ou après les repas. Je suis passé de 60 cigarettes par jour à une dizaine, parfois moins, selon les journées. Quand il y a un étourdissement, je prends la vapote et me lance dans trois ou quatre bouffées et je n'ai pas le goût de fumer pendant deux heures.

    Le petit récipient de saveur coûte 25 dollars et me dure cinq semaines. Avec 25 dollars, je n'ai même pas deux paquets de cigarettes. Il faut aussi, une fois par mois, changer le minuscule brûleur, qui coûte 10 dollars. Bref, une dépense mensuelle d'environ 35 dollars. Économie énorme !

    De plus, ce truc sent bon. Une petite odeur de parfum... Le propriétaire, de passage chez moi il y a deux semaines, a demandé : "Tu as fait cuire un gâteau ?" Pourtant, je n'ai pas encore acheté les saveurs bonbons, fruits, café ou quoi que ce soit de semblable. La vapeur - car ce n'est pas de la fumée - disparaît très rapidement, n'a pas le temps d'atteindre la plafond. Non seulement c'est bon, mais c'est propre.

    Après deux mois, il y a des façons de faire qui se sont développées et je suis de plus en plus à l'aise. L'entretient me paraissait complexe au début, mais je me suis habitué.

    L'utilisation à l'extérieur intrigue les gens, qui, à l'image de l'homme que j'avais abordé plus tôt, me posent des questions, dont une femme âgée. Aussi, il y a une curieuse solidarité, puisqu'ayant croisé quelques usagers, ils me sourient gentiment en montrant leur vapote. Je crois que j'ai pris une bonne décision, en attendant le jour prochain où les HH tomberont à poings levés sur les vapoteurs, cela même si des médecins ont déclaré qu'il n'y avait aucun danger.

    (HH : Hystériques hygiéniques, grands gourous télévisuels de la rectitude politique).

    CHANSON DU JOUR : Le train qui siffle, par Gildor Roy


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  • Son avenir est dans les poches

    La plus récente photo de ma sale gueule, prise le dimanche 7 décembre 2014, lors de la "réunion familiale" pour la fête des 90 ans de ma mère. Je pose en sa compagnie, avec mes deux soeurs. Notez ma chemise de bûcheron. Le matin, j'avais coupé des arbres, en compagnie de mon ami amérindien "Petit-Putois-Qui-Fonce-Dans-L'Horizon", alors qu'une tempête de neige sévissait et que des loups huuuuurlaient. Le Canada, c'est un pays rude.

    Oui, un des beaux-frères m'a demandé "Si j'écrivais encore" (Voir l'article suivant) et a cru faire son intéressant en me disant que les livres se vendaient de moins en moins. De sa part, ce n'était pas étonnant, car il n'en a jamais acheté un de sa vie. Bref, je crois bien qu'il me répétait ce qu'il avait entendu à la gnégnévision, à l'effet que le bouquin avec des pages coule au profit du manuel sur écran. J'ai été heureux de l'informer que sur les 2000 copies écoulées de mon plus récent roman, 19 avaient été achetées par des tabletteurs.

    Le seul élément distrayant est venu d'un bébé fille d'à peine une année, qui ne sait pas encore marcher mais qui est en voie d'apprentissage. Trois garçons non identifiables (4 à 8 ans, je crois) jouaient aux poches, regardés par la petite. En terminant, ils ont laissé les poches au sol, près du bébé.

    Alors, tout de suite, elle a compris le truc. Elle a pris les poches une à une, marchant à quatre pattes vers le jeu, s'y accrochant, pour déposer une poche dans un trou. Puis elle retombait sur ses fesses, rampait jusqu'à une autre poche, retournant aussitôt vers le jeu pour installer la poche dans une ouverture. Elle l'a fait huit fois de suite. Réalisant qu'elle n'avait plus de machins à jeter dans le truc, elle a tout sorti, lancé par terre, afin de recommencer. Un travail très sérieux !

    CHANSON DU JOUR : Moose The Mouch, par Diana Nalini


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