• Québécisme : Gorlot

    Québécisme : Gorlot

     

    Se prononce aussi "Gueurlot". Dans son dictionnaire des québécismes, Léandre Bergeron parle d'une canaille, d'un niais. J'ajoute : inutilement audacieux, sans-gêne. "Ce gars est trop gorlot à mon goùt", "Le père de mon ami est un vrai gorlot." Se dit aussi d'une personne qui commence à être ivre : "Après son cinquième verre de bière, il commençait à se sentir gorlot", "Le chat de la photo est gorlot."

    CHANSON DU JOUR : Rien faire, par le Capitaine Nô. Le personnage décrit par le Cap, un chômeur paresseux, peut-être considéré comme un gorlot.


  • Commentaires

    1
    Vendredi 2 Janvier 2015 à 00:32

    Merci beaucoup ...

    2
    Vendredi 2 Janvier 2015 à 00:49

    Bienvenue etc.

    3
    Lundi 6 Avril 2015 à 13:40

    Le jour où je t'ai demandé ça, je n'avais pas comparé avec le texte (un de ceux qu'on travaille pour le théâtre) où il se trouvait. Depuis, je me suis rendue compte que ça ne correspondait pas. Je te donne donc le contexte, si tu le veux bien, pour me dire si ça te parle (rien trouvé sur Internet ) :

     ... Regarde-moi le temps, toi. Ça c'est de la météo. Moi, un peu de bleu dins nuages, là, mon affaire est gorlo ... (Il chante) ...

    Merci d'avance.

    4
    Lundi 6 Avril 2015 à 14:23

    D'ailleurs, je vais abuser, et te montrer carrément la liste de ce que j'ai trouvé ou pas, histoire de te faire réagir, si toutefois tu le veux bien :

    A par exemple dans l’expression à matin : ce matin
    Ayoye : oh la la ; développé en : ayoye donc : interjection qui exprime la douleur, souvent physique
    Balayeuse : aspirateur
    Bec : bisou
    Brailler : pleurer
    Câline de binne : juron
    Char : voiture
    Chicaner (se) : s’engueuler ; et donc, chicane : engueulade
    Choquer (se) : se fâcher
    Correct : bien (dans le texte, « c’est correct là » je comprends ça comme : "ça va bien là hein !")
    Coudon(c) : écoute donc
    Du (exemple : t’es du pour) : pas trouvé mais on comprend dans le contexte que ça signifie plus ou moins : t’es bon(ne) pour que …
    Gorlo : pas trouvé (même si on comprend dans l’exemple  où il est dit : « mon affaire est » gorlo que c’est un qualificatif positif)
    Goût (ne pas avoir le goût de) : ne pas en avoir envie
    Même (de même) : comme ça
    Monde (comme du monde) : comme il faut, correctement
    Nono : idiot
    Plate : pas drôle (« j’trouve ça très plate »)
    Tanné-e (être) : en avoir marre
    Torna : juron
    Tour (avoir le tour) : avoir y faire
    Tu : correspond au français ty (par exemple dans « ça s’peut-tu ? »)

    5
    Mardi 7 Avril 2015 à 01:34

    Ça alors ! Te voilà prête à faire du tourisme.


    Torna, je ne sais pas ce que tu veux dire par là. Jamais entendu.


    Le reste des expressions et mots sont choses courantes, bien que certains commenent à être désuets, ou plus rares, comme Char, pour désigner une automobile. Pour les ancêtres, tout ce qui roulait était un char. Mon grand-père paternel parlait des "Gros chars" pour désigner le chemin de fer. Les "Petits chars", c'était ou le tramway, ou un réseau de chemin de fer local. Alors, quand les autos sont apparues, comme ça roulait, c'étaient des chars ! Je suis certain que j'en ai parlé ici, à cause de la chanson de Faulkner, Si j'avais un char.


    D'ailleurs, les chansons sont une bonne source d'argot, un peu comme chez certains chanteurs français, comme Ricet Barrier et Pierre Perret.


    La Chicane, c'est aussi le nom d'une formation musicale. Le nom, transformé en verbe Chicaner, désigne une altercation légère. "Pas de chicane, les enfants !" Il peut aussi désigner le mot Gronder. "Si tu ne manges pas ta soupe, maman va te chicaner !"


    Ayoye, ce serait plutôt Aille. Un autre cas d'une célèbre chanson du Québec et je la réserve pour le dernier article Québec Blues du blogue de chansons québécoises.


    Brailler, ce serait pleurer avec violence, intensément.


    Avoir le tour, ce serait : être habile pour une telle chose. "Pour réparer un grille-pain, cet homme a le tour."


    T'es dû pour : Le temps est venu pour toi de faire telle chose, de prendre une décision. Se dit d'une personne qui remet toujours à plus tard ce qu'elle peut faire immédiatement. "T'es dû pour enlever la neige. Voilà trois jours qu'elle est tombée."


    C'est amusant ! Je suis très fier de ce langage, car il est le résultat d'une culture, tout comme les gens du Sénégal, de France, d'Haiti, ont leurs propres expressions.


    Merci pour l'effort ! C'était surprenant à voir !

    6
    Mardi 7 Avril 2015 à 01:44

    Merci l'ami !

    Tout ça vient du fait qu'on travaille au théâtre cette année Guy Foissy (L'art de la chute) et Claude Meunier/Louis Saia (Les voisins) : tu vois que je suis amenée à fréquenter ce langage dont tu es fier ...

    7
    Mardi 7 Avril 2015 à 05:20

    Meunier ? Oh, pauvre Nikole...

    8
    Mardi 7 Avril 2015 à 08:37

    En petite quantité celui-là, je te rassure ... inséré en scénettes ... ce n'est point moi qui choisis ... et puis on fait ce qu'on peut pour en faire un truc pas trop mal ...    :-)    (notre metteuse en scène aime bien le Québec ... elle a déjà monté d'autres auteurs de chez toi...)

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