• Fascisme et politiquement correct

    Fascisme et politiquement correct

    Au début de l'automne 2005, j'ai commencé la rédaction d'un roman d'anticipation titré Les Libérateurs. Il s'agissait d'illustrer la chute d'un régime totalitaire de rectitude politique. Ma recherche préliminaire consistait à trouver des déclarations de Mussolini, de Franco et de Hitler, afin de les paraphraser. J'ai débuté, par hasard, par Mussolini, ayant trouvé un vieux livre des années 1930 contenant les discours du fascisme italien. J'avais alors été sidéré de constater jusqu'à quel point certains propos du Duce étaient voisins de ceux des politiciens d'aujourd'hui et des discours de contrôle hygiénique qui détruisent la liberté, cela depuis une trentaine d'années. Tant et tant étonnant que j'ai ignoré Franco et Hitler, si ce n'est, dans ce dernier cas, d'avoir jeté un coup d'oeil sur l'art propagandiste nazi, afin de le comparer à l'endoctrinement politiquement correct passant par les médias modernes, particulièrement la télé.

    J'ai retenu une quarantaine de déclarations de Mussoilini, n'en ai utilisé que la moitié dans le roman. Voici mes favorites. Vous n'avez qu'à rempacer le mot "Fascisme" par "Politiquement correct." Dans la plupart des cas : presque la même chose.

    D'abord, mon favori : Je suis profondément convaincu que notre façon de manger, de nous habiller, de travailler, de dormir, tout l'ensemble de nos habitudes doit être réformé. Clair et net, non ?

    La conception fasciste est fait pour l'État ; elle l'est aussi pour l'individu en tant qu'il fait corps avec l'État.

    Pour le fasciste, tout est dans l'État et que rien d'humain et de spirituel n'existe en dehors de l'État.

    C'est l'État qui donne au peuple, conscient de sa propre unité morale, une volonté, et par conséquent une existence effective.

    On ne vote pas sur mes ordres ; on les accepte et on les exécute sans dicussion.

    L'État représente la collectivité nationale ; il comprend tout, il est au-dessus de tout, protège tout et se dresse contre quiconque porte atteinte à sa souveraineté.

    Tout dans l'État, rien en dehors de l'État, rien contre l'État.

    Le fascisme s'incarne dans le peuple comme une conscience et volonté d'un petit nombre et même d'un seul, tel un idéal qui tend à se réaliser dans la conscience et la volonté de tous.

    Les Italiens l'ont pendu. Qu'attendons-nous pour symboliquement faire subir un sort semblable à ceux qui veulent nous contrôler et dont les décisions à sens unique ne respectent pas les chartes des droits de l'homme de la plupart des pays ? Amusez-vous à associer Fascisme et Politiquement correct sur votre moteur de recherche. C'est réconfortant de constater que je ne suis pas le seul à penser ainsi.

    Ah, au fait : oui, le roman a été écrit. Mais comme tous les éditeurs sont subventionnés par l'État, lequel regarde les résumés des livres avant d'accorder ou non une somme...

    CHANSON DU JOUR : Fais pas çi fais pas ça, par Jacques Dutronc.


  • Commentaires

    1
    Lundi 22 Décembre 2014 à 22:07

    Très intéressant, déjà réfléchi à ça bien sûr, mais je n'ai pas l'énergie de disserter ce soir, là je vais me coucher pour partir vers 5h demain matin.

    Bonne soirée québécoise ! (il est, quoi, 16h chez toi, oui ?)

    2
    Lundi 22 Décembre 2014 à 22:23

    La différence, c'est six heures. Tu soustrais et j'additionne. J'écris ceci à 16.30 et il est donc 22.30 en France.


    Tu sais, on dit souvent que l'histoire se répète et j'ai souvent vu ceci ou cela, associé au passé, qui prend une forme voisine dans la présent.

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