• (Encore des) Nouvelles du parc

    (Encore des) Nouvelles du parc

    Depuis quelques jours, la température a baissé drastiquement. Autour de 4 ou 5 degrés, tout près du point de congélation. Si vous croyez que ça m'empêche de me rendre au parc pour écrire... Samedi, c'était si froid que ma main tremblait sur mon stylo. Pas trop hâte de relire ce passage pour la transcription informatique... Période de transition, tout simplement : je m'adapte et je m'y rends aussi tardivement qu'à la première neige.

    Par ce froid sont arrivés les canards. Fichu retard ! Habituellement, ils sont là au début de mai. Voilà une semaine, il y en avait cinq et maintenant, tout le village est là. Plus d'une soixantaine. Ces charmantes créatures vivent le même drame que les mouettes : les feuilles des arbres sont tombées et il n'y a plus d'insectes à bouffer. Même situation sur la terre presque gelée.

    Cela a incité ces volatiles à se montrer plus excités, quand je m'installe sur mon banc. Pour les mouettes, il y a toujours un éclaireur. Quand je porte une main vers mon sac, elle gueule fort et, immédiatement, les autres arrivent en trombe. Les canards sont plus lents à comprendre. J'imagine que dans leurs esprits : "Où sont les mouettes ? Oh, là-bas ! Un humain ! Il a peut-être de la bouffe."

    J'avais peu à donner, mais les deux espèces semblaient en vouloir une tonne, gueulant comme des dingues, volant, menant tapage. Affamés, c'est évident. En ce lundi, j'ai pris plus de pain, même si mes tranches étaient encore fraîches, puis je suis passé au dollarama pour acheter un plein sac de graines de tournesol, régal pour les canards.

    J'avais l'impression que certaines mouettes me regardaient en me disant : "Par pitié, j'ai faim ! À moi, à moi !" Pendant une demi-heure, j'ai eu à mes pieds le plus incroyable parterre d'oiseaux que l'on puisse imaginer. Ceci a impressionné un piéton. "C'est l'heure du restaurant", lui ai-je dit. Il m'a surtout fait remarquer qu'il est interdit de nourir les oiseaux, que ça pourrait me coûter cent dollars. Je lui ai répondu que si un policier approche, je lui lancerai aussi du pain et des graines de tournesol.

    Pour les aimables visiteurs qui se demandent quand les deux espèces vont s'en aller : aussitôt qu'il y a de la glace sur l'étang. L'an dernier, cependant, j'en ai vu nager entre les morceaux de glace.

    CHANSON DU JOUR : "Derrière chez nous y'a un étang. Trois beaux canards s'en vont baignant." Les Cailloux et V'là l'bon vent (1964)


  • Commentaires

    1
    Mardi 21 Octobre 2014 à 16:13

    Je veux une photo du policier picorant les graines de tournesol!

    2
    Mardi 21 Octobre 2014 à 19:48

    Je devrais attendre sa venue, mais je n'ai pas d'appareil photo. Triste !

    3
    fanfan76
    Mardi 21 Octobre 2014 à 22:22

    Ah Super Mario, et comme c'est joli comme tu le racontes, j'aime beaucoup ! Le policier n'a qu'à bien se tenir ! fanfan

    4
    Mardi 21 Octobre 2014 à 23:22

    Je pense surtout qu'ils ont beaucoup mieux à faire que de surveiller des gens qui donnent à manger aux oiseaux. Je ne suis pas le seul à le faire.

    5
    Mercredi 22 Octobre 2014 à 12:21

    Délicieuse réplique que celle de jeter des graines au policier qui osera s'aventurer à t'empêcher de nourrir des zozios apparemment déboussolés par des phénomènes météo particulièrement bizarres cette année. Je crains que tu n'aies plus que des flics à nourrir dans quelques années :)

    6
    Mercredi 22 Octobre 2014 à 17:39

    Il faudrait un fichu zélé pour s'arrêter et sortir son carnet de contraventions. Tu sais, il y a des mères avec leur enfant qui viennent lancer du pain aux canards, hein... 100 dollars aussi ?

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