• Dernière tentative ?

    Dernière tentative ?

    Je tente (encore) une démarche pour intéresser un éditeur à mes créations. Cette fois, j'utilise la méthode conseillée par la romancière Pauline Gill : "Au point où tu en es rendu, Mario, n'envoie pas de manuscrit, mais un CV et un résumé du texte. Si ça les intéresse, ils te demanderont le papier." Ce qui avait fonctionné auprès de Troisième Éditeur. (Je ne les nomme plus : je les numérote.) 

    Sauf que cette fois, mon approche est plus spectaculaire. Mardi, j'ai envoyé 18 demandes, avec un document présentant les résumés de 24 romans, ainsi que leurs caractéristiques, le tout accompagné d'une lettre de présentation racontant ce que j'ai fait depuis 1996, ainsi que mes chiffres de vente. Ce matériel est accompagné d'un disque compact où sont enfermés ces romans. Je souligne dans ma lettre qu'il suffit de lire les présentations, de pointer du doigt les textes qui les intéressent et qu'à ce moment, ils n'auront qu'à me faire signe et j'imprimerai des copies. Parmi ces maisons, deux refusent les envois en papier. J'ai donc fait la même démarche par courriel, avec les 24 romans en attaché.

    Je m'attends à quoi ? À ceci, arrivé deux jours plus tard :

    Bonjour Monsieur Bergeron,

    Nous avons bien reçu votre dossier contenant les résumés de vos manuscrits, ainsi que votre disque compact. Malheureusement, nous ne pouvons pas évaluer et choisir un manuscrit de cette façon. Si vous souhaitez nous soumettre un manuscrit, vous devez envoyer une version papier complète de celui-ci à nos bureaux.

    En réalité, je prévois tant et tant cette réaction que j'ai certains des romans déjà imprimés et que j'en enverrai une copie aux récalcitrants. Le hic est de faire parvenir celui qu'ils ne désirent pas, alors qu'avec ma lettre, ils avaient 24 alternatives et pouvaient choisir le type d'histoire qu'ils désiraient, ainsi que le style littéraire. En quelque sorte, j'agis comme par catalogue.

    Je crois que plus de la moitié de ces gens ne liront pas mon document, aussitôt qu'ils verront le disque compact. Par contre, je suis persuadé que ma méthode hors de l'ordinaire attirera la curiosité, qui est une qualité si humaine.

    Dès le lendemain de l'envoi, un petit éditeur de Québec a fait preuve de cette curiosité, m'envoyant un courriel pour me dire qu'il n'avait jamais reçu un message contenant 24 romans. Bref, j'ai rendu sa journée merveilleuse. Il voulait savoir pouquoi j'avais choisi de lui écrire.

    Je fais tout ceci sans grand enthousiasme. Il s'agit d'une seule acceptation et je retrouverai des couleurs. Après tout, j'ai eu neuf romans publiés, preuve qu'il peut en exister un dixième. Dire que j'ai eu 10 romans sur le marché est plus joli que le chiffre 9.

    CHANSON DU JOUR : Si on s'y mettait, par Jean-Pierre Ferland

      


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