• Bûcherons No 6 : Conclusion + Héritage

     

    Bûcherons No 6 : Conclusion + Héritage

    Bûcherons No 6 : Conclusion + Héritage

    Bien sûr, il existe toujours des bûcherons, de nos jours, mais ils portent le nom de "Travailleurs forestiers". Ils sont devenus des opérateurs de machines monstrueuses qui vous abattent un arbre, le déchiquètent et le coupent en plusieurs morceaux en quelques minutes. Il va de soi que cette machinerie a fait diminuer drastiquement le nombre de bûcherons.

    Le folklore typique des camps de bûcherons n'existe plus. Les transports étant beaucoup plus faciles, le travailleur forestier peut retourner chez lui la fin de semaine. Les camps sont des petits hôtels, où chaque travailleur a sa chambre où il peut brancher son ordinateur. Il y a une salle à manger avec un menu varié et de qualité, sans oublier une salle de loisirs avec télé à écran géant.

    Ce que je vous ai raconté, dans les articles précédents, fait partie du folklore. Il existe de nombreux livres sur le travail en forêt, sans oublier des fables, des chansons, des romans. De ce point de vue, je ne m'en suis pas privé. Il y a des scènes de chantiers dans mes romans En attendant Joseph, Gros Nez le quêteux et Ce sera formidable. Quant à l'élément le plus connu de la bouffe des bûcherons, les célèbres binnes, elles font partie de la culture culinaire des Québécois. Un des plus populaires fabriquant de fêves aux lards est établi à Trois-Rivières. J'en suis friand !

    Au cours de mon enfance et de mon adolescence, je voyais toujours les pitounes flotter entre les estacades sur la rivière Saint-Maurice. Quand ce moyen de transport a été interdit, j'avais l'impression que la rivière était vide et que Trois-Rivières venait de mourir. Au même moment, l'équipe de hockey junior de la ville portait le nom de Draveurs et mon ancienne école secondaire s'est depuis donné le nom de Estacades. L'équipe de baseball que je me rends encourager s'appelle aussi Estacades.

    Vous ne pouvez vous en passer ! Deux documentaires de l'Office National du Film du Canada, d'une durée approximative de 30 minutes. 

    BÛCHERONS DE LA MANOUANE, 1962. Les bûcherons présentés utilisent des instruments mécaniques. Leurs conditions de séjour dans un camp sont moins rudes que jadis, mais ce n'est guère le paradis... Ils sont toujours sous-payés. De façon générale, les tâches sont les mêmes qu'au 19e siècle. 

     https://www.onf.ca/film/bucherons_de_la_manouane

    LA DRAVE, 1957. D'après une chanson de Félix Leclerc et avec une narration de celui-ci. Vous verrez les draveurs courir sur les billes et comprendrez le danger de ce métier maintenant disparu.

    https://www.onf.ca/film/drave

    La première photo date de 1918. Notez la présence d'enfants.

    La seconde photo est une rareté. Non, il n'y avait pas de femmes bûcherons ! Cependant, dans les très petits camps, il arrivait que le contremaître habite une cabane avec son épouse et ses enfants. La femme était alors responsable des repas des bûcherons. Cette photo date d'environ 1915.

    CHANSON DU JOUR : Ah que l'hiver, par Gilles Vigneault (1968). La seule chanson qui parle des femmes. Celle de Vigneault écrit à son homme "monté aux chantiers", l'assurant que tout va bien, mais qu'elle s'ennuie profondément. L'épouse signale qu'elle a entendu parler d'un camp plus près de la maison familiale et que l'homme pourrait y travailler, ce qui lui permettrait d'être près d'elle et des enfants. Soyez attentifs aux paroles. C'est très beau.


  • Commentaires

    1
    fanfan76
    Mardi 10 Juin 2014 à 21:58

    Merci Mario, j'ai parcouru ces deux documentaires en noir et blanc, très intéressants sur la vie très rude de ces bucherons, je repasse demain pour regarder plus attentivement et écouter la chanson de Gilles Vigneault fanfan

    2
    Mardi 10 Juin 2014 à 22:26

    Les six articles seront complétés cette semaine. Voilà deux semaines que je prépare tout ceci !

    3
    fanfan76
    Mercredi 11 Juin 2014 à 16:17

    Jolies paroles en effet, jolie lettre qu'elle écrit, l'homme ne devrait pas y être insensible, s'il aime sa femme! jolie chanson de Gilles Vigneault, que je ne connaissais pas, merci Mario, fanfan

    4
    fanfan76
    Mercredi 11 Juin 2014 à 16:33

    Je viens de regarder les deux documentaires, c'est effrayant ce grand froid, logés dans des toiles de tente et les enfants, les femmes, les hommes et les animaux, ce pauvre chien!... fanfan

    5
    Mercredi 11 Juin 2014 à 18:23

    Le froid de février présent dans le documentaire en est un d'une zone nordique. Dans mon coin, c'est froid, mais beaucoup moins !^^ Cependant, c'est comme toute chose : quand on est né et qu'on a grandi dans un tel lieu, tout ça fait partie de notre nature et le froid, on n'y pense pas plus qu'il ne faut.

    6
    fanfan76
    Jeudi 12 Juin 2014 à 15:21

    Oui surement! ! mais c'est le petit chien qui m'a fait mal! couché comme cela à même le sol, il était en train de geler sur place... J'ai travaillé dans le froid les mains dans la glace, comme mes parents,  mais le soir on appréciait une maison bien chauffée... Merci Mario, fanfan

    7
    Jeudi 12 Juin 2014 à 18:13

    Je ne me souviens pas de ce petit chien... Il faudrait que je regarde à nouveau,

    8
    Lundi 23 Juin 2014 à 10:46

    Il faudra que je regarde plus tard, ça m'intéresse beaucoup.

    9
    Lundi 23 Juin 2014 à 13:18

    Ces films ne sont pas très longs.

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