• Bûcherons No 3 : L'ABC du bûcheron

     

    Bûcherons No 3 : L'ABC du bûcheron

    QUI ÉTAIENT LES BÛCHERONS ? La plupart étaient des cultivateurs pauvres, des colons, pour qui le maigre salaire touché dans un camp de bûcheron était le seul pendant la saison froide. Il devenait nécessaire pour la survie de la famille. Souvent, les hommes "montaient au chantier" en compagnie de leurs fils adolescents, parfois leurs grands enfants. Il y avait aussi des hommes journaliers, qui n'avaient pas de métier. En Mauricie, ils ne venaient pas tous de la région. Un bon bûcheron était un adulte dans la force de l'âge. Dépassé la quarantaine, les tâches devenaient difficiles.

    LEUR NOMBRE. Le nombre d'hommes dans un camp variait selon les époques et la situation économique de l'employeur. Il existait des petits campements avec moins de dix hommes, alors que les plus imposants en comptaient une cinquantaine. Établir une moyenne de vingt-cinq me paraît plausible.

    LEUR PAIE. Avant l'établissement d'un salaire de base commun, cela aussi tardivement qu'au cours des années 1930, ces hommes étaient sous-payés. La paie, mensuelle, était moindre que celle d'un ouvrier non qualifié travaillant dans une usine ou une manufacture. Les employeurs, sachant que ces hommes pauvres n'avaient d'autres alternatives que d'accepter, ne se privaient pas pour exploiter ces gens. Certaines entreprises payaient à la tâche, ce qui favorisait les plus costauds, mais créait de l'épuisement, des maladies.

    LE TRAVAIL. Du lever du soleil jusqu'au coucher, avec de brèves pauses de quinze minutes pour les repas. Une équipe était formée de cinq hommes : deux bûcherons, ceux qui coupaient les arbres à la hache ou au godendard (Cette scìe à deux extrémités, qui l'on voit sur la photo). Un autre homme coupait les branches. Un quatrième chargeait les billes sur un véhicule à force chevaline, conduit par un cinquième, qui allait porter le tout près du lac ou de la rivière. Dans un campement, il y avait aussi un cuisinier, un forgeron s'occupant des outils et des chevaux, un homme à tout faire, puis un contremaître, qui supervisait les tâches et rendait des comptes à la compagnie.

    LE MOMENT : La norme : de novembre à avril. Cependant, certains camps ouvraient leurs portes au début de septembre. Il n'y avait pas de travail le printemps et l'été ? Pas pour couper les arbres. Cependant, des hommes étaient engagés pour préparer l'hiver suivant, pour enlever les souches. Un espace d'arbres coupés faisait en sorte que le campement devait être déménagé (ou reconstruit) plus près de la forêt. C'était aussi plus facile d'emmener des chevaux et autres bêtes pendant l'été.

    CHANSON DU JOUR : Le Rêve du diable : Les voyageurs de la Gatineau + Chanson du voyageur (1976) Une formation folklorique puisant dans les chansons de jadis pour leur répertoire où on trouvait beaucoup de chansons de bûcherons et de chantiers. En voici deux, en un pot-pourri : la première provenait de l'Outaouais et la seconde du Saguenay. Très rustique, le Rêve du diable !


  • Commentaires

    1
    fanfan76
    Vendredi 13 Juin 2014 à 17:04

    Oui et les compagnies se remplissaient les poches! en plus ils n'étaient pas soignés correctement et n'avaient même pas le droit de boire une goutte d'alcool! quelle honte!

    2
    Vendredi 13 Juin 2014 à 18:16

    Dans mon roman En attendant Joseph, mon personnage Isidore participe à un jeu interdit et y perd un doigt. Le contremaître a enrobé la blessure de chiffons et lui a signalé qu'il était congédié. On a eu la "bonté" de le faire accompagner jusuqu'au premier village par un autre homme. C'était une scène plausible.

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